Les commissaires anonymes

put the mask, we do the rest

put the mask, we do the rest

En collaboration avec l’artiste Caroline Delieutraz
Ecole Nationale Supérieur d’Art de Nancy

Dans le cadre de l’exposition Reach out and touch someone, organisée à l’ENSA de Nancy, Les commissaires anonymes invitaient Caroline Delieutraz a partager l’une de ses investigations sur Google Street Views avec un groupe d’étudiants. Le workshop a été imaginé sur la base d’un protocole et d’un objet prétexte : un “masque anti-regard”. L’atelier fut mené par Les commissaires anonymes à l’ENSA et ponctué de rendez-vous à distance par Skype avec Caroline Delieutraz, autour d’une réflexion sur la figuration anonyme des individus sur le web.

Quand Google lance ses “voitures aux neufs yeux” et part à l’assaut des rues du monde, c’est à visage flouté que les passants apparaissent à l’écran. Les masques bricolés par Caroline Delieutraz se présentent comme un moyen précaire de dissimuler son identité, suggérant alors les possibles failles et dérapages d’un système de représentation normalisé et autoritaire tel que Google Street Views.
En proposant aux étudiants de participer à la réalisation d’une collection d’images sur le modèle du software Street views, Caroline Delieutraz entreprend une représentation alternative aux instantanés de Google. Le protocole de base est simple, l’objectif étant de reproduire les conditions de prises de vue de la Google Car au moyen d’un escabeau pour le point de vue plongeant, d’un appareil grand angle pour un cadrage large et du fameux « masque anti-regard » pour le flou des visages.

Etudiants artistes et graphistes, Salomé Bernard, Camille Jacoby, Charlotte Munsch, M’hand Abadou et Thomas Noël se sont emparés des « masques anti-regard ». Dans le scénario qu’ils ont dessiné, l’oeil de la Google car entre dans les intérieurs privés, immortalisant des scènes de la vie intime. Le masque devient l’outil de protection des individus au quotidien. Du pas de la porte et jusque dans notre lit.

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